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Années romaines - Villa Médicis (1873-1876)
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Rome - Via Appia vers 1870 (coll. F.F.)
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A ses débuts de compositeur, Salvayre écrivit en 1874 le divertissement qui devait s'insérer dans l'opéra-comique Les Amours du Diable, son auteur, le Belge Albert Guisar, étant décédé en 1869. Cet opéra-comique à succès venait d'être repris par le Théâtre du Châtelet, dont le jeune Salvayre fut brièvement chef de chant de l'Opéra Populaire.
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Ses directeurs de l'Académie de France
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1867 -1873 - Ernest Hébert ( 1817-1908), Grand Prix de Rome de Peinture 1839. Peintre officiel sous le Second Empire, il sera par deux fois directeur de la Villa Médicis, où il accueillit en janvier 1873 le jeune pensionnaire Gaston Salvayre, lauréat du Grand Prix de Rome 1872.
1873-1878 - Jules-Eugène Lenepveu ( 1819-1898), l'un des Grands Prix de Rome de Peinture à avoir oeuvré sur le chantier du Palais GarnierLe plafond de l'0péra de Paris, réalisation majeure de Lenepveu datant de 1875, qui a dû laisser place en 1964 à celui commandé par André Malraux à Chagall., l'Opéra de Paris. C'est sous le directorat de Lenepveu que Salvayre effectue un voyage d'études à Venise, de juin à août 1873, pour alimenter sa partition du Bravo, dont le sujet se situe dans la Sérénissime. L'Académie de France à Rome prenait à son compte les voyages motivés visant à parfaire le métier des pensionnaires comme, du reste, l'entretien quotidien, les frais de santé : médecin, chirurgien, pharmacien, apothicaire... ( cf. AFR - Archives XIXe siècle).
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Les pensionnaires des années 1873-76
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Le concours consistait à préparer 'en loge' à Paris une cantate au sujet imposé. Au cours de son séjour, Salvayre va côtoyer cinq autres lauréats des Grand Prix de Rome de Musique.
En 1873, à son arrivée à Rome :
- Henri Maréchal (1842-1924), 1er Premier Grand Prix 1870 pour la cantate Le Jugement de Dieu.
- Charles Lefebvre (1843-1917), 1er Second Grand Prix, 1870, pour la même cantate Le Jugement de Dieu.
En 1874,
- Paul-Charles Puget (1848-1917), cantate Mazeppa. Fils d'un ténor renommé qui chanta au Capitole de Toulouse dans les années 1850. Paul Puget sera chef des choeurs à l'Opéra de Paris en 1900, dirigé alors par le chanteur Pedro Gailhard, ami d'enfance de Salvayre.
En 1875,
- Léon Erhart (1854-1875), cantate Acis et Galatée. Victime d'une fièvre, le jeune musicien prometteur disparaît en octobre, la première année de son séjour en Italie. Il avait obtenu le 2nd Prix en 1872 pour la cantate Calypso, alors que G. Salvayre emportait le Grand Prix avec cette même cantate.
En 1876,
- André Worsmer (1851-1926), Grand Prix pour sa cantate Clytemnestre.
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Les envois du lauréat Salvayre
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Les lauréats du Grand Prix de Rome pouvaient bénéficier au 19ème siècle d'un séjour allant jusqu'à cinq années. Gaston Salvayre sera l'hôte de la Villa Médicis durant quatre années pleines, de janvier 1873 à décembre 1876. Comme tous les pensionnaires, chaque année, il était tenu d'envoyer à Paris une partition substantielle.
Dans la Biographie universelle des musiciensPubliée à l'initiative du musicologue et compositeur belge François-Joseph Fétis, disparu en 1871, elle fut complétée par le critique et musicologue français Arthur Pougin (1834-1921). , un article est consacré au jeune musicien toulousain, jugé comme étant ' un des artistes qui honorent le plus la jeune école musicale française' :
'A la fin de 1872, M. Salvayre partait donc pour Rome, emportant avec lui le livret d'un grand opéra en 3 actes, Le Bravo, qu'il comptait mettre en musique pendant son séjour dans la Ville Eternelle. Artiste laborieux, persévérant et bien doué, il ne faillit d'ailleurs à aucune des obligations que lui imposait son titre de lauréat de l'Académie des Beaux-Arts, et il fit ponctuellement chaque année, à cette compagnie, les envois exigés par le règlement...'
Furent entendues, dans la salle du Conservatoire de Musique de Paris, les partitions suivantes de Salvayre où prédominent les pages de musique sacrée :
Stabat Mater, 1875,
La Résurrection, symphonie biblique en 4 parties, 1876,
Psaume CXIII pour soli, choeur et orchestre, 1877,
Les Bacchantes, scène instrumentale.
Air varié pour instruments à cordes.
A son retour à Paris, Gaston Salvayre pourra faire jouer ses oeuvres romaines par les Concerts du Conservatoire de Paris, ' le Louvre de l'art musical' dont son maître Ambroise Thomas préside le comité de la Société :
Saison 1877-78 : des extraits de son Stabat Mater pour soli, choeur et orchestre sous la baguette du chef Ernest AltèsErnest Altès (1830-1899), violoniste, chef d'orchestre et compositeur de musique de chambre et divertissements. avec la basse Pedro Gailhard, son ami toulousain, et Mme Brunet-Lafleur, épouse de Charles Lamoureux, alors second chef des Concerts du Conservatoire.
Saison 1882-83 : Super Flamina Babylonis, psaume 136 - lamentation, prière et imprécation pour orchestre et choeur, sous la direction de E.M.E. Deldevez.
Edouard Deldevez ( 1817-1897), violoniste virtuose, chef d'orchestre et compositeur. En 1846 pour le Ballet de l'Opéra de Paris, il écrit la musique de Paquita, dont la chorégraphie sera réglée par Joseph Mazilier; En 1881, Marius Petipa complète cet ouvrage avec l'aide du compositeur Minkus. Récemment Pierre Lacotte, le chorégraphe français, spécialiste des reconstitutions historiques de ballets, s'est employé à rechercher la version initiale de Paquita. Ce grand ballet retrouvé a fait l'objet en 2003 d'un enregistrement vidéo au Palais Garnier, avec le Ballet de l'Opéra national de Paris. Chorégraphie Pierre Lacotte d'après Mazilier et Petipa - Musique de Deldevez et Minkus (Orchestre national de l'Opéra sous la direction de David Coleman).
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'Paquita', Deldevez-Minkus
(Editeur TDK ; Opéra national de Paris, 2003)
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